Humeur

Rester sage? Faut-ti êt’ fou…

La question n’est plus de savoir si… mais où et quand ?

Tout commence par le ventre. La douleur s’insinue. Par les portes ouvertes au creux des mères, dans les entailles.

13 novembre 2015

Les mots d’hiver jonchent le sol de novembre. Et le vent les balaie d’un revers de manche, désinvolte. Paris-nombril. Il fait triste sur la ville. Ci-gît la jeunesse en éclats de chair, arrachée au désir d’être ensemble. Des roses de sang poussent aux pieds des jouisseurs déchus, tombés au champ du bonheur. Nausée. Combien de temps encore, roulée en boule, la Terre continuera-t-elle de tourner ? Combien de temps encore les hommes nés continueront-ils à se dévorer?

Puis ailleurs, autrement… Mars, juin, juillet 2016

Ça pétillonne au fond des cœurs quand le ciel s’illumine. Et Bing ! Et Bang ! Oh la belle vie… Bouquet final ? Tout le monde descend. Ça pétarade à fond de cale. La mort a encore frappé. Et pourtant, c’est l’été. Je pose ma valise à l’autre bout du monde et reste là, debout, abasourdie. La guerre gronde sur ma peau, lézarde. Et si la terre n’était pas ronde, le monde aurait-il un sens ? Quel sens ? Dans quel non-sens ? A nous de le réinventer, Lewis a dit vrai. It’s time to be Nice my love !

15 juillet 2016 : continuer à rêver pour ne pas sombrer.

Alors… bleu, blanc, bouge ! Le temps est venu de s’étourdir jusqu’à n’entendre plus que l’écho lointain du bruit des fous… Et tant que la haine durera, d’espérer. Car il faut murmurer encore, à l’oreille de chaque enfant nouveau-né :  Foule les terres, aime la vie, à la folie, et rêve. Rêve le temps qui t’est donné : ici, aujourd’hui. Le passé s’est enfui, mais déjà l’avenir. Oublie les armes et tous les dieux, nom de dieu ! Souris aux hommes, ils sont vivants. Écoute la langue des secrets, l’émotion d’avant les mots, la voix du corps à l’intérieur. Au miroir des cœurs, tu vivras longtemps. Attrape le bonheur par la main, parle-lui doucement. Et porte-toi plus loin. Tu es le grain d’une moisson d’homme, tu es la précieuse ivraie. Je suis la mère matrie au sept milliards d’enfants sous la paupière.

La mer emporte en elle les hommes terrassés, que les vivants se réparent. Pas de piédestal aux barbares. Ils pourront achever, s’entre-tuer, ils n’empêcheront pas les oiseaux de chanter.

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